Les échos du sort effacé
En 2150, à Dubaï, les saint-ouen de cristal se dressaient comme des aiguilles plantées du ciel, immobiles et froides. Parmi elles, la plus haute n’avait ni sobriquet ni logo. Seuls celles qui en franchissaient les portes connaissaient sa fonction : consoler le destin. Dans un milieu saturé d’algorithmes prédictifs, de expériences numérologiques avancés et de voyance gratuite en ligne, il existait un objectif présent : garder ce que l’on savait de demain. La civilation Lux-Abram proposait un joute incomparable et prisé, baptisé « vidage d’avenir ». Moyennant une somme gigantesque, elle permettait aux acheteurs d’effacer toute empreinte prémonitoire enregistrée dans leur cerveau. Le processus, semi-biologique et partiellement numérique, neutralisait les objectifs prophétiques, brouillait les connaissance, détruisait les liens subconscients avec les fondements de renseignements de voyance gratuite en ligne. 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